Val Cenis et ses alentours

Lanslebourg-Mont-Cenis est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fusionne le 1er janvier 2017 avec les communes de Bramans, Lanslevillard, Sollières-Sardières et Termignon pour former la commune nouvelle de Val-Cenis.

Lanslebourg est située dans la vallée de la Maurienne, au pied du col du Mont-Cenis. Elle se trouve à 23 kilomètres de Modane et à 128 kilomètres de Chambéry.Une partie du territoire communal de Lanslebourg est située dans le parc national de la Vanoise.

Lanslebourg Mont Cenis

Le nom de la commune est composé du nom de la paroisse de Lanslebourg et du toponyme Mont-Cenis. Si la commune porte le nom de Lans-le-Bourg puis Lanslebourg au XIXe siècle, elle prend sa forme actuelle de Lanslebourg-Mont-Cenis en 1951.

Le nom de la paroisse trouverait son origine dans le patronyme Lanzo, Lanz, Lans d’après le chanoine Gros. Il semble que l’association du titre bourg à celui de Lans ait été réalisée afin de le distinguer de la paroisse de Lanslevillard. Ces deux paroisses n’en formait qu’une seule vers le XIIe siècle.

Le toponyme Mont-Cenis désignerait le « mont des cendres ». Il est ainsi composé des termes mont, une grande élévation naturelle (lat. Montem), et de Cenis, un lieu de « la couleur de la cendre, cendré, gris » (lat. Cinicius).

Selon la tradition, à la suite d’un incendie de forêt, une grande quantité de cendres se serait accumulée sur le sol, d’où le nom. Le sentier de cendres a été retrouvé lors des travaux de construction de la route.

Centre culturel de Lanslebroug
Centre culturel de Lanslebroug

Le lac du Mont Cenis

Le lac du Mont-Cenis est un lac situé dans le massif du Mont-Cenis à 1 974 m d’altitude sur la commune de Val-Cenis.

Le lac du Mont-Cenis est situé sur le passage le plus fréquenté au Moyen Âge entre l’Europe de l’Ouest et la péninsule italienne, le col du Mont-Cenis, sur l’axe Lyon-Turin-Milan, alors que le col du Montgenèvre nécessitait un premier franchissement, celui du col du Lautaret et que le col du Petit-Saint-Bernard était plus haut de 107 mètres.

Panorama du lac du Mont Cenis
Panorama du lac du Mont Cenis

Si on attribue une contenance de 315 millions de mètres cubes à ce lac de barrage, il est la sixième plus grande retenue d’eau artificielle française, située à près de 2 000 mètres d’altitude. Se trouvant entièrement sur le territoire français, le lac est situé sur le versant italien du col du Mont-Cenis. Rattachée à la vallée de la Maurienne tant d’un point de vue historique, culturel et économique, la combe est administrée par la commune de Val-Cenis.

Autour du lac se trouvent la Pointe de Ronce (3 612 m), la Pointe du Lamet (3 504 m), le Mont Giusalet (3 312 m), le Mont Malamot (2 917 m) et le Signal du Petit Mont-Cenis (3 162 m).

Panorama en amont du lac du Mont Cenis
Panorama en amont du lac du Mont Cenis

De par son emplacement, l’émissaire naturel du lac est la Cenise (Cenischia en italien), qui elle-même se jette dans la Doire Ripaire, affluent du Pô. Le lac fait donc partie du bassin versant du Pô.

Aval du barrage du lac du Mont Cenis
Aval du barrage du lac du Mont Cenis

Le traité de Paris de 1947 voit le territoire de la province de Maurienne s’agrandir d’une superficie de 81,79 km2. Ce nouveau tracé frontalier englobe désormais le col et la combe du lac du Mont-Cenis franchissant ainsi la ligne du partage des eaux. La démarcation de 1947 a été faite pour deux raisons : dans un premier registre, en vertu des réparations de guerres de l’Italie envers la France, le rattachement de cette combe protégeant ainsi la vallée d’une éventuelle nouvelle invasion militaire; mais également afin de restituer ces territoires aux communes savoyardes du canton de Lanslebourg-Mont-Cenis, en Haute Maurienne, le traité d’annexion de la Savoie de 1860 faisant passer ces alpages de l’autre côté de la frontière nouvellement créé, la Maurienne retrouvant finalement ses frontières historiques.

Le col de l’Iseran

Le col de l’Iseran ne se présente plus. Il culmine à environ 2 764 m d’altitude, en Savoie. Premier col routier des Alpes françaises par son altitude, c’est même le plus haut col de montagne routier de toutes les Alpes. La route qui le traverse, reliant les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise, est fermée l’hiver et imbriquée durant cette saison au milieu des pistes de ski de Val d’Isère. Construite durant l’Entre-deux-guerres, elle est devenue un haut lieu du Tour de France cycliste. Le col de l’Iseran fait partie du parc national de la Vanoise.

Restaurant du col de l'Iseran
Restaurant du col de l’Iseran

Le col est signalé par la voirie à 2 770 mètres d’altitude mais est indiqué, suivant les cartes, à 2 762 ou 2 764 m. Il s’agit du plus haut col de montagne routier des Alpes et de France. Ce n’est pas la plus haute route des Alpes car celle de la cime de la Bonette atteint les 2 802 mètres d’altitude, mais il ne s’agit cependant pas d’une route de col. La route du glacier de l’Ötztal (en) en Autriche atteint 2 829 m d’altitude.

Il est situé en Savoie dans le parc national de la Vanoise, entre le massif de la Vanoise et les Alpes Grées. Il relie les vallées de l’Arc (Maurienne) et de l’Isère (Tarentaise, pour la partie amont). Le col est dominé par la pointe des Leissières (3 041 mètres).

Radieux col de l'Iseran, pointe des Leissières
Radieux col de l’Iseran, pointe des Leissières

La route du col de l’Iseran était au XVIIe siècle un sentier muletier servant notamment à apporter les fromages du Beaufortain sur les marchés du Piémont en empruntant ensuite le col du Mont-Cenis. C’est en 1912 que la décision fut prise d’inclure cet itinéraire dans la Route des Grandes Alpes. En 1929, les travaux de ce tracé routier d’une longueur de 29 kilomètres nécessitèrent l’emploi de 600 ouvriers. Le président de la République Albert Lebrun inaugura cette route le 10 juillet 1937 et cette même année, la Poste française émit un timbre pour cette ouverture.

Pont de la neige au col de l'Iseran
Pont de la neige au col de l’Iseran

Une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Toute-Prudence est édifiée en 1939, selon les plans de l’architecte savoyard Maurice Novarina3. Celle-ci est labellisée « Patrimoine du xxe siècle ».

Bonneval-sur-Arc et son hameau d’Ecot

Le village, situé au fond de la vallée de la Maurienne dans le parc national de la Vanoise, est l’un des 157 villages qui adhèrent à l’association les plus beaux villages de France chargée de promouvoir les arguments touristiques de petites communes rurales riches d’un patrimoine de qualité.

Située à 42 kilomètres au nord-est de Modane, Bonneval-sur-Arc est la commune la plus à l’est de la région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est également la dernière commune de Haute-Maurienne. Elle se situe au pied du col de l’Iseran qui permet de rejoindre Val d’Isère et la Haute-Tarentaise.

Le coeur du hameau de Bonneval-sur-Arc
Le coeur du hameau de Bonneval-sur-Arc

Les habitations occupées à l’année se répartissent sur « le vieux village » et le hameau de « Tralenta » qui se jouxtent et qui abritent à l’année une population d’environ 250 âmes. D’autres hameaux, non occupés en hiver, se répartissent sur le territoire de la commune, le plus connu étant celui de l’« Écot ».

Le hameau d'Ecot et la vallée de Bonneval sur Arc
Le hameau d’Ecot et la vallée de Bonneval sur Arc

La majorité des bâtiments, trapus, sont en pierres de taille liées par de la chaux, et les fenêtres sont étroites et verticales, sans volet. Sur la façade exposée au soleil court bien souvent un balcon de bois appelée aussi « galerie » ; sur certains d’entre eux sont encore exposés des grebons, briquettes de fumier de mouton qu’on utilisait comme combustible pour se chauffer.

Au coeur du hameau d'Ecot
Au coeur du hameau d’Ecot

Les toits à deux pans sont couverts de lauzes, sur une charpente de mélèzes. On dénombre de nombreuses ruelles. Bonneval-sur-Arc, afin de préserver son aspect originel, n’offre à la vue de ses visiteurs et habitants aucune parabole ou antenne de télévision. L’électricité, les télécoms et autres aménagements sont majoritairement en réseau souterrain afin qu’aucun câble aérien et pylône ne soit apparent.

Bonneval-sur-Arc
Bonneval-sur-Arc

À noter aussi le hameau de l’Ecot, dont plusieurs maisons ont été rénovées ces dernières années, et sa chapelle Sainte-Marguerite (XIIe siècle).

La chapelle Sainte-Marguerite
La chapelle Sainte-Marguerite

La Barrière de l’Esseillon

La Barrière de l’Esseillon, ou forts de l’Esseillon, constitue une série de cinq fortifications situées en France sur la commune d’Aussois dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Construites au XIXe siècle sur un verrou rocheux fermant la haute-vallée de l’Arc (vallée de la Maurienne) en amont de Modane, ces fortifications avaient pour rôle de protéger la partie cisalpine du royaume de Sardaigne d’une éventuelle invasion française. Elle comprend quatre forts et une redoute, qui portent les noms de membres contemporains de la Maison de Savoie.

Deux des forts sont classés au titre des monuments historiques depuis le 27 juin 1983 et un autre depuis le 30 décembre 1991.

Construits entre 1819 et 1834, les forts de l’Esseillon ont été financés par les indemnités versées par la France au royaume de Sardaigne, à la suite du Congrès de Vienne de 1815. Cette édification s’est faite sous pression de l’Autriche. Cet ensemble fortifié protège l’accès au col du Mont-Cenis, et donc le versant du royaume sarde, transformant le duché de Savoie en glacis avec la France. L’Autriche voyait en ces forts un dispositif stratégique car cela protégeait leur possessions italiennes, envahies durant les campagnes napoléoniennes.

L’intérêt stratégique de ce passage tenait au fait que la route passant par le col avait été améliorée, rendant plus aisée une progression vers le Piémont. Par ailleurs, cet ensemble venait remplacer les fortifications du val de Suse détruites lors de la campagne d’Italie en 1796.

Ces forts n’ont jamais vu le moindre combat, l’alliance franco-sarde de 1857 les rendant caducs. Le traité de Turin, qui précisait les conditions de l’Annexion, stipulait que la France s’engageait à détruire ces forts. À l’exception du fort Charles-Félix, cet engagement n’a pas été respecté. Après l’annexion de la Savoie par la France en 1860, l’armée française a mis en œuvre des travaux afin de s’en servir pour protéger, en sens inverse, la France d’une invasion italienne.

Toutefois au cours de la Seconde Guerre mondiale, les forts ont servi : en 1943, le fort Victor-Emmanuel a servi de prison.

Ces fortifications ont été construites sur le modèle de Montalembert qui, contrairement au modèle de Vauban, repose sur un principe de fortifications perpendiculaires et de tours à canons. Les forts se protègent mutuellement par des tirs croisés. Quatre de ces forts sont sur la rive droite de la rivière Arc et une redoute est de l’autre côté de la rivière sur la rive gauche. Entre les deux, un petit pont surnommé Pont du diable surplombe des falaises abruptes.

  • fort Victor-Emmanuel (le plus grand, capable d’accueillir une garnison de 1 500 hommes) ;
  • fort Charles-Albert (jamais achevé) ;
  • fort Charles-Félix (construction : 1820-1827) le seul à être partiellement détruit sur ordre de Napoléon III en 1860 ;
  • fort Marie-Christine, le plus élevé des cinq et le plus proche du village d’Aussois est maintenant transformé en auberge ;
  • redoute Marie-Thérèse (isolée sur la rive gauche de l’Arc).

Une tranchée bastionnée (maintenant disparue) courait du fort Marie-Christine (nord ouest) au fort Charles-Albert (nord est) afin de protéger le nord du quadrilatère fortifié de l’Esseillon. Celui-ci pouvait ainsi servir de camp retranché pour 10 000 hommes.

La redoute Marie-Thérèse

Une redoute est un poste avancé d’un système fortifié. Elle sert à protéger les soldats hors de la ligne de défense principale. Malgré ses dimensions modestes et sa simplicité géométrique, la Redoute Marie-Thérèse est un ouvrage complexe, conçu pour fonctionner de façon pratiquement indépendante : il n’est en effet relié au fort Victor-Emmanuel, que par le “pont du diable”, malaisé d’accès et par un monte charge franchissant les gorges de l’Arc.

La redoute marie-Thérèse
La redoute marie-Thérèse

La garnison de la Redoute devait donc, en cas de siège, se suffire à elle-même. L’édifice est construit en forme de fer à cheval, un peu à la manière d’une tour d’enceinte médiévale ouverte à la gorge. L’entrée au nord, dont le flanquement est assuré par l’allongement du bras occidental du fer à cheval, est placée immédiatement sous les feux du fort Victor-Emmanuel : l’accès à la Redoute s’effectue par un pont dormant en bois suivi d’un pont-levis. Le bâtiment, qui s’enroule autour d’une étroite cour centrale, comporte trois niveaux, en application des théories architecturales du marquis de Montalembert.

Le fort Victor-Emmanuel

Elevé de 1818 à 1828, le fort Victor-Emmanuel constitue la pièce maîtresse du système de défense de l’Esseillon. Accroché sur le bord d’une falaise à mille trois cent cinquante mètres d’altitude, l’ouvrage se décompose en une succession parallèle de huit bâtiments à double niveau, dont deux sont consacrés aux batteries de canons. Un pont dormant prolongé d’un pont-levis métallique offre un accès à la porte d’entrée, qui permet d’accéder au bâtiment de commandement accueillant l’état-major, aux casernements de la troupe, et à des bâtiments à vocation logistique, dont deux puits alimentant la garnison en eau.

Plaque du fort Victor-Emmanuel
Plaque du fort Victor-Emmanuel

Les plans de feux du fort sont orientés vers le village d’Avrieux et la route royale reliant Chambéry à Turin, certaines embrasures permettant également de flanquer les abords de la Redoute Marie-Thérèse. Une voie carrossable bordée de pierres saillantes serpente au cœur du fort, et facilite le déplacement des batteries. A l’arrière de l’ouvrage, un dédale d’escaliers et de galeries voûtées favorise également le passage des canons. Côté sarde, le fossé est flanqué par des caponnières, ouvrages détachés de l’escarpe.

Bastion du fort Victor-Emmanuel
Bastion du fort Victor-Emmanuel

En 1833, une prison est édifiée, notamment aux fins de retenir des libéraux italiens au sein de ses murs. Voué à servir de base de départ d’une éventuelle offensive, le fort est conçu pour accueillir une garnison de mille cinq cent hommes, servant trente-cinq canons. Véritable lieu de vie, il abrite notamment un hôpital et une chapelle.

Chapelle du fort Victor-Emmanuel
Chapelle du fort Victor-Emmanuel

En juin 1940, il est au centre du dispositif de défense du 281ème régiment d’artillerie, avant d’être utilisé par les Italiens, qui y enferment des Résistants français à partir de 1943. Tout au long de l’hiver 1944, le fort Victor-Emmanuel est la base arrière du 6ème bataillon de chasseurs alpins opérant contre les troupes allemandes retranchées au Mont-Cenis. Certains accès au fort restent aujourd’hui dangereux, et sont actuellement consolidés dans le cadre d’un programme de restauration de l’ensemble de l’ouvrage.

Le fort Charles-Félix

Lors du rattachement de la Savoie à la France en 1860, les accords passés entre Napoléon III et Cavour, Premier ministre de l’Italie naissante, prévoient la destruction intégrale de l’ensemble fortifié de l’Esseillon. Cependant, le fort Charles-Félix est le seul ouvrage anéanti sur ordre de l’Empereur, après trois de jours de tir destructeurs. La fréquentation du fort est aujourd’hui fortement déconseillée, du fait de hauts risques d’éboulement de ses murs. Entre le fort Marie-Christine et le fort Victor-Emmanuel, les ruines du fort restent cependant admirables depuis la route, laissant deviner l’ancien donjon entouré d’une enceinte en étoile.

Le Plan-du-Lac

Pour accéder au refuge du Plan du Lac (situé à 2365 mètres d’altitude), il faut se rendre au parking de Bellecombe. Ensuite, entamer une marche au nord de Termignon. La durée du parcours est d’environ 50 minutes.

Les 300 premiers mètres de marche permettent d’accéder au plateau de Plan du Lac en passant au-dessus d’une petite gorge creusée par le ruisseau exutoire du lac.

Le brouillard arrive sur le lac depuis la Pointe de la Fournache
Le brouillard arrive sur le lac depuis la Pointe de la Fournache

On est de suite au cœur des pelouses alpines fréquentées par quelques troupeaux domestiques de brebis et de vaches qui pâturent sous le regard de nombreuses marmottes. Sur la droite du sentier, les éboulis colonisés par les rhododendrons et les genévriers nains sont le refuge du discret lagopède alpin.

Paître au pied des monts
Paître au pied des monts

À gauche, le relief vallonné du plateau abrite plusieurs petits lacs dont celui de Plan du Lac, à côté du sentier. Le panorama s’ouvre sur la face sud de la Grande Casse (alt. 3855 m), plus haut sommet de Vanoise et sur l’ensemble des glaciers de la Vanoise. Après un petit col, le sentier descend vers le refuge.

Sur la route du refuge du Plan-du-lac
Sur la route du refuge du Plan-du-lac
Le lac et le mont Pelve
Le lac et le mont Pelve

 

Sources : 

Wikipedia : Lac du Mont Cenis

Wikipedia Col de l’Iseran

Wikipedia Bonneval sur arc

Wikipedia La barrière de l’Esseillon

Chemin de mémoire : La barrière de l’Esseillon

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