Bouquetins et Marmottes de la Maurienne

Cet article ne se présentera pas vraiment comme les autres, en effet, il se focalisera un peu plus sur de l’animalier et plus particulièrement deux espèces que j’ai pu approcher (enfin c’est un bien grand mot, on va dire photographier) lors de mes petites vacances à Mont-Cenis dans le parc de la Maurienne.

Comme le titre de l’article l’indique, je vais vous montrer quelques photos de Marmottes et de Bouquetins (quelle joie ces jeunes bouquetins car c’est les premiers que je vois en 5 ans).

Le Gypaète barbu juvénile

Je sais ce que vous allez penser. Oui on m’annonce des marmottes et des bouquetins, et on me sort ce nom de Gypaète barbu ???

Et oui, une petite parenthèse car je suis tombé dessus en « chassant » la marmotte (chasser en tant que chasseur d’image bien sûr) et en voyant ce rapace plané au dessus de moi, j’ai juste eu le temps de dégainer et de photographier. Les photos ne sont pas terribles car les réglages n’étaient pas prédestinés à ce genre de clichés mais pas trop trop mauvais quand même.

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Le Gyapète barbu est le plus grand des vautours. Unique en son genre, ce rapace nécrophage se distingue par sa tête étonnante aux yeux jaunes cerclés de rouge et par son bec sous lequel s’insère une sorte de barbe faite de soies noires qui a donné son nom à l’espèce. Il est aussi facilement identifiable grâce à ses ailes, longues et étroites, tenues légèrement arquées, et sa longue queue triangulaire.

Le dessous du corps des adultes est pâle, blanchâtre avec plus ou moins de jaune beigeâtre, ou souvent entièrement ocracé (teinte acquise lors de bains de sable), contrastant avec le dessous sombre des ailes. Par bonne lumière, les couvertures sous-alaires petites et moyennes sont noires. Le dessus du corps est gris plomb avec traits rachiaux pâles. Le plumage adulte est présent au bout de 5 ans environ. Les juvéniles ont le corps gris terne avec la tête, le cou et le haut de la poitrine gris foncé. Le dessus du corps est non uniformément gris avec des stries pâles (comme chez les adultes) mais bariolé : manteau, croupion et une partie des couvertures alaires pâles. La silhouette est également différente, avec la queue plus courte et les ailes plus larges et plus obtuses.

En pleine lumière, lorsque le dessus du corps paraît pâle et se confond avec le fond rocheux, le gypaète barbu se repère souvent plus facilement grâce à son ombre défilant sur la paroi.

Les Marmottes

En longeant le lac du Mont-Cenis, puis en traversant le barrage, surpris par le nombre de marmottes criant pour se prévenir l’une l’autres.

Une marmotte ciblée en train de renifler le sol, à la recherche de quelque chose à manger je pense, me surprenant à me suivre le long du chemin.

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Puis à se trouver un trou sous un rocher pour s’y reposer.

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Le poil de la marmotte est brun, noir ou marron. Elle a un corps trapu, les oreilles rondes. Ses membres sont courts et puissants avec une longue queue. Sa taille est de 46 à 66 cm pour un poids de 2 à 9 kg. Elle vit de 4 à 10 ans en captivité et de 4 à 8 ans en liberté.

Au Canada, elle est appelée « siffleux » car quand il y a un danger, elle émet un sifflement puissant pour donner l’alerte aux autres marmottes, qui vont alors se réfugier dans leur terrier.

J’ai pu croiser aussi, en petit nombre (quelques unes pour ne pas dire deux ou trois) marmottes sur la route du col de l’Iseran :

Les Bouquetins

En quittant le col de l’Iseran, j’ai eu la surprise de voir du bord de la route les marmottes ci-dessus. Voyant un couple de motard et jetant un coup d’œil dans la direction qu’ils scrutaient, je suis tombé des nues et j’ai planté un coup de frein pour vite me mettre sur le bas coté de la route.

Ma première rencontre avec des Bouquetins se faisait.

Le bouquetin est une espèce rupicole. Son milieu de prédilection comprend des murailles abruptes, des falaises à pics ou des parois escarpées.

Etagne dans les roches
Etagne dans les roches

Il ne fréquente la forêt qu’exceptionnellement. Dans les Alpes, selon les saisons, l’altitude à laquelle on peut le trouver varie de 500 à 3 300 m. C’est l’été que les animaux montent le plus haut, aux cols les plus élevés pour profiter surtout des pâturages non consommés par les autres herbivores sauvages ou domestiques, sur les sommets ou les crêtes. L’hiver, ils peuvent descendre jusque dans les vallées pour trouver de la nourriture.

Le mâle aussi appelé bouc, et éterlou quand il est jeune, mesure entre 75 et 90 cm au garrot pour une longueur, du museau à la queue, comprise entre 1,40 et 1,60 mètre. Son poids varie en fonction des saisons, de 65 à 100 kilogrammes. Trapu, il possède de courtes mais solides pattes, un cou large et des yeux assez écartés mais la caractéristique la plus frappante chez le bouquetin mâle réside dans ses cornes.

Trois mois après sa naissance, il se dote en effet d’une paire de cornes, lesquelles grandissent tout au long de la vie, leur croissance se ralentissant cependant avec l’âge. Recourbées vers l’arrière et plus ou moins divergentes selon les individus, en forme de cimeterres, elles se parent de nodosités également appelées bourrelets de parure. À l’âge adulte, les cornes du mâle atteignent 70 à 100 cm et peuvent peser jusqu’à 6 kg la paire. On peut souvent voir des bouquetins s’en servir pour se gratter le dos ou les cuisses.

La femelle appelée « étagne », et éterle quand elle est jeune, est plus petite et plus fine que le mâle. Elle mesure entre 70 et 78 cm de hauteur au garrot pour une longueur comprise entre 1,05 et 1,45 mètre. Son poids varie entre 35 et 50 kg. Mais la différence principale réside dans la longueur des cornes. Ces dernières sont en effet beaucoup plus courtes, mesurant 20–25 cm (30 au maximum) et ne pesant que 100 à 300 grammes la paire. Les cornes des femelles sont plus fines et par ailleurs dépourvues de bourrelets.

Etagne paîtrant
Etagne paîtrant

Chez les petits bouquetins, la reconnaissance des sexes est impossible avant 5-6 mois et reste très difficile jusqu’à 1 an ; on parle alors de cabris. Au-delà d’un an, il devient possible de différencier le sexe des individus par l’observation du diamètre des cornes. Il est plus important chez les jeunes mâles : les cornes se font plus épaisses à la base du fait de l’apparition des premières nodosités. Chez les jeunes femelles, les cornes sont plus minces et dépourvues de bourrelets. Les cornes constituent donc une clef de détermination des sexes, mais aussi de l’âge d’un individu.

 

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